Dépendance affective : la solution pour en finir

Avant de s’attaquer au solution, il est nécessaire d’en comprendre la source :

La source de la dépendance affective

La dépendance affective prend sa source dans un manque puissant d’amour, de reconnaissance d’appartenance. Le dépendant affectif cherche à combler ce manque affectif de ses besoins fondamentaux affectif à l’extérieur, au lieu d’aller les chercher chez lui.

La dépendance affective fait énormément souffrir, c’est douloureux et ça pourri la vie parce que ça gâche la relation. La relation avec l’autre est déséquilibré.

Il y a des risques de dépression important, parce qu’au bout d’un moment on est tellement en carence affective que le désir de soi, le désir de l’autre, et même le désir de vivre peuvent être mis à mal.

Concrètement, à l’origine de la dépendance affective, il y a des besoins affectifs fondamentaux qui n’ont pas été nourris.

Pendant l’enfance, il y a un vrai besoin d’être nourri affectivement pour bien se construire, développer l’estime de soi, être bien soi-même et être bien avec les autres.

C’est au démarrage de notre vie, pendant notre enfance que ses besoins affectifs fondamentaux doivent être respectés, nourris dans un environnement stable et sécurisé.

Quand ce n’est pas le cas, que se passe-t-il ?

Nous avons tous en nous un réservoir effectif. Il nous permet d’être autonome, de se respecter, d’avoir de l’estime de soi.

Quand les besoins affectifs fondamentaux n’ont pas été correctement nourri, c’est comme si ce réservoir fuyait.

Vous avez beau remplir le réservoir, avec des signes de reconnaissance, des preuves d’amour, des compliments, le réservoir ne sera jamais correctement rempli.

Vous aurez alors constamment besoin d’aller chercher à l’extérieur de quoi remplir votre réservoir affectif.

Et tant que vous n’aurez pas bouché les trous, vous ne serez jamais comblé affectivement, vous ne serez jamais satisfait pleinement.

Prendre conscience de sa dépendance affective

Alors pour casser cette mauvaise dynamique, et retrouver un fonctionnement normal, la première chose est d’en prendre conscience.

Si vos besoins affectifs fondamentaux n’ont pas été correctement nourri pendant l’enfance, il faut que vous arrivez à identifier lesquels n’ont pas été correctement nourri (Besoin de reconnaissance, de valorisation de ses compétences, d’être apprécié pour ce que nous sommes, d’être respecté, considéré, …)

Aller chercher en soi les solutions à la dépendance affective.

Quel est votre sentiment ? Que ressentez-vous ?

Chez le dépendant affectif, il n’y a plus (pas assez) conscience de ses besoins. Avec la dépendance affective, on n’est plus capable de s’écouter, d’écouter l’autre.

Il est donc important que vous puissiez prendre conscience de vos vrais besoins fondamentaux dans votre vie. Qu’est-ce qui vous manque aujourd’hui ? Quels sont vos besoins qui ne sont pas remplis ?

C’est en faisant ce travail sur soi d’identification et de reconnexion entre votre besoin fondamental et votre émotion que vous pourrez vous sortir de la dépendance affective.

C’est un travail de fond à faire, qui peux nécessiter l’aide d’un professionnel, pour retrouver de la confiance en soi et sortir de ce cercle vicieux où votre réservoir affectif n’est jamais vraiment rempli.

Pour vaincre la dépendance affective, il est nécessaire d’aller chercher à l’intérieur de soi ce que l’on pouvait avoir l’habitude d’aller chercher à l’extérieur.

Dépendance affective : comment sortir du piège ?

La psycho énergie

Psycho : du grec ancien ψυχή, psukhế (« âme, esprit, conscience »)
Energie : du grec ancien ἐνέργεια, enérgeia (« force en action »)

« Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience,
si nous pouvions entrer en communion immédiate avec les choses et avec nous-même
alors l’art serait inutile, ou plutôt nous serions tous artistes
car notre âme vibrerait alors continuellement à l’unisson de la nature ».


Henri Bergson

Réaliser la liberté de la Conscience

La psycho-énergie est une approche expérientielle de la Conscience fondée sur la reconnaissance et l’expression de l’énergie du désir. Elle vise à intégrer et à unifier les différentes strates de notre personnalité pour reconnaître nos conditionnements, souffrances et limitations comme richesse et puissance de réalisation de l’Être.

Radicalement non dualiste et intégrative, la psycho-énergie invite à reconnaître chacun de nos élans, du plus simple au plus élaboré, comme un acte créateur de la conscience qui joue avec elle-même à se perdre et à se retrouver dans le miroir du monde phénoménal. A chaque instant la Conscience crée ainsi une infinité de perspectives et de formes, nourries par les manifestations multiples du désir premier : le désir d’être. La psycho-énergie est ainsi une métaphysique et une pratique opérative du désir.

Hypnotisés par l’inertie des mémoires, identifiés à des formes physiques, affectives et mentales autant qu’à des traumatismes et à des habitudes, nous développons des représentations figées de nous-mêmes, de nos alter egos et du monde, représentations qui nous enferment et limitent l’expression singulière de la puissance de rayonnement et de réalisation de l’Être. En croisant l’exploration de la relation horizontale à l’Autre et de la relation verticale au Soi, la psycho-énergie invite à revenir à l’expérience unifiée, libre et créatrice de la Conscience pour reconnaître les conditionnements limitants de la personnalité comme puissance d’expression et de réalisation de l’Être.

La psycho-énergie repose sur une conception expérientielle, pragmatique et empiriste de la Conscience prenant ses racines dans les traditions de la non-dualité (tantrisme, advaita vedanta, taoïsme, bouddhisme zen…) enrichies des apports théoriques et pratiques des psychologies humanistes, évolutionnistes et transpersonnelles d’inspiration occidentale (Carl Gustav Jung, Carl Rogers, Milton Erickson, Wilhelm Reich, Roberto Assagioli, Charles Tart, Abraham Maslow, Stanislav Grof…).

Célébrer le jeu du désir

C’est une approche à la fois existentielle et spirituelle qui convie à un engagement sans rejet ni complaisance dans le réel tel qu’il est. Au-delà des oppositions entre Être et Faire, il s’agit de réconcilier action et conscience au sein de l’expérience vivante et ordinaire de l’être, pour transformer nos passions (désirs à l’état passif) en célébrations (désirs actifs, joyeux et créateur).

La psycho-énergie peut être mise en oeuvre dans de nombreux contextes, en dynamique de groupe ou en accompagnement individuel : développement personnel, psychologie, psychothérapie, formation, art thérapie, accompagnement et conduite de l’innovation et du changement, dialogue institutionnel… Dans la pratique de groupe, le psychopraticien propose un espace d’exploration du désir offrant aux participants le maximum de liberté psychologique et corporelle. Le processus alterne temps de parole et expériences psycho-corporelles et vise à faciliter la prise de conscience et la dissolution des tensions physiques, émotionnelles et cognitives qui entravent le développement de l’énergie créative et le sentiment de plénitude existentielle.

L’horizon de la joie

Le sentiment de joie existentielle émerge spontanément de la mise en congruence de notre volonté et de nos actes avec le réel. Une seconde de conscience, et le monde est changé.

Ainsi que l’écrivait Spinoza, « La Joie est la passion par laquelle l’esprit passe à une perfection plus grande. » L’expérience de ce sentiment de plénitude existentielle est dilatation, élargissement de soi, « dilatation du cœur » ainsi que la qualifiait également Condillac. C’est une joie sans excès, elle ne s’exhibe pas en manifestations émotionnelles ostentatoires. Elle est intime, simple, naturelle, tranquille, vulnérable… Jouir du spectacle du monde, c’est laisser les yeux se dessiller pour contempler la totalité de l’expérience phénoménale comme une source de jouissance infinie, avec l’innocence du regard d’un enfant qui reconnait la virginité du monde à chaque instant. « Aucune beauté, si grande soit-elle, ne réjouit celui qui n’a pas de regard pour la voir », écrivait le poète Thomas Traherne. « Redevenir un enfant, c’est retrouver et revivifier ce regard, et cette lumière que nous avons laissée s’éclipser, mais que nous n’avons jamais vraiment totalement perdue ». Lorsque la vision touche à cette ouverture, l’appel du désir est entendu et se met facilement et simplement en acte. Le sentiment d’intimité au monde se met à irradier avec puissance et douceur. Il est émerveillement, gratitude et célébration face à l’unité, l’innocence et la splendeur essentielle de l’existence.

« Deviens ce que tu es,
Quand tu l’auras appris. »

Pindare